SOLOGNE D' HIVER

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C'est un étrange cimetière
Dont les multiples résidents
Jours et nuits sont à ciel ouvert
Toujours balancés par les vents

Chaque fois qu'arrive l'hiver
Ils perdent tous leurs vêtements
Et laissant filtrer la lumière
Nous montrent qui ils sont vraiment

C'est alors que le ciel couvert
Et le gel en quelque instants
Sortent leurs collections d'hiver
Et leurs somptueux manteaux blancs

C'est une nouvelle lumière
Pour certains un nouvel étang
Là où ils barbottaient hier
Voilà qu'ils glissent maintenant

Certains d'entre eux savent y faire
Se camouflent... dorment un temps...
D'autres perdus dans cet enfer
S'offrent à nos yeux un instant

Même s'il est vrai qu'on préfère
Que leurs sols ne soit pas glissants
Mille dentelles éphémères
Nous émeuvent chemin faisant

C'est un étrange cimetière
Où l'on ne meurt qu'un moment
Pour mieux renaître à la lumière
Du matin d'un nouveau printemps

C'est alors que chaque clairière
Redécouvre sa vie d'avant
Pour nous offrir après l'hiver
Un nouvel émerveillement

Texte : Gilles Mandoux

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