L' étang

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Qui n’a pas vu un petit jour se lever
Sur un étang embrumé
N’a pas vu la Sologne véritable,
Image d’un paysage particulier, clichés inévitables.
Avec au générique des vedettes de renom
La bonde en bois, le pourtour de roseaux,
Les brumes mystérieuses, le saut des poissons,
La passée des canards sur cette étendue d’eau.
Sans oublier les soirs d’été, quand rien ne bouge,
À l’heure de l’approche du coucher du soleil,
En quelques minutes, tout devient pareil
À une coulée de sang, tant le ciel est rouge.
Tout comme aux étangs d’alentour,
Canards, judelles, sarcelles, foulques, grenouilles
Y font soit la bataille, soit l’amour
Parmi les joncs et les quenouilles.
Avec le héron cendré et le grèbe huppé
Oiseaux, à la roselière, inféodés,
Que borde les ajoncs à fleurs jaunes
À l’abri des bouleaux et des aulnes.
Ce coassement qui monte des rouches* et des carrelles*
Par de chaudes soirées, c’est le chant des guernazelles*
Fêtant le déclin de la journée avec ardeur,
La voix de l’étang au crépuscule annonce une nuit de douceur.
Quand arrive l’automne, bravant pluies et vent,
Le folklore local s’installe, pour la pêche de l’étang.
On y vend le poison à la criée, le pays de Sologne,
Offre la bernâche* et de chaudes châtaignes.
La bonde, après la pêche, ressemble à une guillotine
Échafaudée sur une vasière, dans le jour qui décline.
Et je rentre chez nous, tout grelottant
D’avoir tant et tant regardé l’étang

Texte:     Robert RAYMOND

 

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Posté par terredesologne à 06:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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